Le stress chez le Chien

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Nous ne le mesurons pas toujours, mais nos chiens ressentent du stress, à leur manière.

D’où vient le stress ?

Plusieurs sources peuvent générer du stress chez les chiens :

  • une nouveauté dans son environnement.
    Exemple : l’arrivée d’une personne ou d’un nouvel animal
  • un changement d’habitation ou de rythme de vie, voire de nourriture ou de lieu de repos
  • une incertitude quant à deux propositions qu’il n’arrive pas à départager
  • le conflit (autour de lui ou avec un autre membre de la famille)
  • la frustration
    Exemple : pas suffisamment de sorties, peu de rencontres avec des congénères ou encore un manque d’occupations etc…

L’agitation ressentie peut avoir une valeur aussi bien négative que positive !
Ainsi, l’excitation du départ en promenade qui s’annonce est une forme de perturbation, même si elle présage un moment qu’il apprécie.

Lorsque le stress est de longue durée ou qu’il se répète très fréquemment, les conséquences peuvent se porter sur le mental, le comportement et la biologie de l’animal, comme chez les humains.

 

Que peut-on faire ?

Considérons la problématique d’une émotion désagréable pour lui.
Chaque fois que vous constatez que votre chien n’est pas à l’aise (il est anormalement immobile, éventuellement pris de tremblements, salive et halète, sent très fort, déambule dans l’habitation, ne trouve pas de place où se poser…), vous pouvez lui proposer une activité de substitution.

L’idée est de le distraire afin qu’il se concentre sur autre chose, voire qu’il passe d’une période inconfortable à une distraction plaisante. Le jeu avec son propriétaire peut être une bonne alternative, comme une longue promenade dans la nature, si sa santé le permet, ou un jouet à mâchouiller.

 

Le stress fait partie de la vie

Il n’est pas possible de soustraire notre chien à toute forme de stress, comme c’est le cas pour nous.
Il y a toujours une raison de se sentir sous pression, c’est aussi son cas.
Parfois c’est notre lenteur à arriver qui lui occasionne des perceptions négatives, ou l’environnement que nous lui proposons qui ne correspond pas tout à fait à ses besoins. Évoquons aussi quelques exemples du quotidien auxquels on ne pense pas toujours : le facteur qui s’obstine à revenir tous les jours malgré ses avertissements, le chien du voisin qui aboie contre lui dès qu’il passe devant sa clôture, le chat qui cavale sous sa truffe, les bredele qui attendent un consommateur (mais pas lui !) sur la table durant des jours… il y a de quoi en avoir plein la truffe !

 

De bonnes conditions de développement fournissent à notre chien les outils psychologiques, cognitifs et adapatatifs pour faire face aux aléas de la vie et surmonter plus facilement un moment difficile.

 

Laurence Bruder Sergent

Experte en comportement canin, directrice de l’école de comportementaliste Vox Animae et auteure experte pour Biogance. www.vox-animae.com

www.vox-animae.com