Conseils en cas de traumatisme

Santé

Il peut arriver que votre chien subisse un traumatisme, qui le terrorise alors chaque fois qu’il se retrouve dans une situation similaire.
Comment réagir ?

Mise en situation

Suite à un choc douloureux avec une voiture, il n’était plus possible pour un maître de promener son chien dans la rue.
Au passage d’un véhicule à moteur, l’animal tremble, se plaque au sol et refuse de faire un pas de plus.
Que faire ?
D’une part sa taille et son poids ne lui permettent peut-être pas d’être pris dans les bras de son propriétaire, mais il a aussi besoin d’explorer son environnement au sol, de faire ses besoins, de se défouler et de flairer.

Une des solutions possibles s’appelle alors l’« habituation ».

Le programme de modification des comportements

Comment mettre en place l’« habituation » ?

D’abord, il faut commencer par nous amuser avec lui dans un lieu extérieur connu, et donc sans grandes surprises, tels qu’un jardin, mais à une heure la circulation dans la rue est à son comble, comme par exemple à l’heure de la sortie des bureaux.
Il y aura alors beaucoup de mouvements devant chez lui, mais le chien se sentira en sécurité sur ce terrain qu’il connaît parfaitement, et beaucoup plus intéressé par les jeux avec ses maîtres que par les bruits des moteurs.

Procéder calmement, étape par étape

Au bout de quelques jours,  lorsque votre chien maîtrisera cet exercice sans aucun signe de peur ni de mal-être, vous pourrez passer à l’étape supérieure : une sortie dans un quartier très calme, où peu de véhicules circulent.
A chaque passage d’une voiture, attirez son regard sur le jouet afin de le focaliser sur quelque chose d’agréable, et non sur sa peur.

Vous pourrez ensuite augmenter peu à peu, les difficultés, en le promenant dans des rues de plus en plus fréquentées, mais toujours en respectant la progression et le rythme de votre chien.
Ainsi, à la moindre attitude révélant une tension chez l’animal, ponctuez l’exercice sur un moment agréable et positif. Il ne faut surtout pas insister.

Au bout de quelques mois plus tard, votre chien pourra à nouveau se promener dans la ville et, même s’il restera sur ses gardes, il ne sera plus paniqué en permanence.

Bien sûr votre vigilance doit rester de mise, afin qu’aucun évènement ne vienne mettre en péril tous les progrès effectués.

 

À noter

Ce travail d’habituation de l’animal aux situations inquiétantes doit se faire de façon parfaitement réfléchie et contrôlée. Il ne faut surtout pas ajouter du traumatisme en le forçant à se confronter à sa peur sans précaution. Respectez toutes les étapes de sa progression personnelle.
La meilleure façon de réussir ce genre de travail est de se faire accompagner par un professionnel du comportement canin. Il ne faut rien laisser au hasard, sous peine de voir l’animal régresser plutôt que progresser.

 

Laurence Bruder Sergent

Experte en comportement canin, directrice de l’école de comportementaliste Vox Animae et auteure experte pour Biogance. www.vox-animae.com

www.vox-animae.com